Paris – Versailles 2014 : une histoire de sas

Paris - Versailles 2014

C’est avec le Paris – Versailles que j’ai démarré ma saison 2014-2015 de course à pied. Cinq semaines après la reprise de l’entraînement, après un mois sans courir, je ne misais pas particulièrement sur un chrono sur cette course. Pourtant, je tenais à y participer. Histoire, d’abord, de se remettre dans le bain avant d’attaquer les trois semi-marathons qui m’attendent entre mi-octobre et mi-novembre (Rennes, bois de Vincennes, Boulogne-Billancourt). Mais aussi pour découvrir ce qui reste l’une des plus grosses courses parisiennes avec près de 22 000 participants dimanche, et en particulier sa fameuse côte des Gardes.

Pas de sas de temps mais des départs par vague

Avant la course, toutefois, un point m’inquiète un peu : l’absence de sas de départ en fonction du temps visé. Pour désormais goûter au plaisir des premiers sas de départ, mais aussi avoir couru quelques premières courses sans, je sais qu’il est pénible, lorsque l’on vise un temps, de devoir remonter de nombreux coureurs. Ce n’est agréable ni pour celui qui dépasse, ni pour le dépassé, car il faut parfois jouer des coudes pour se faire une place et passer. Pour bénéficier d’un dossard préférentiel sur le Paris – Versailles, il faut avoir fait moins d’1h05min sur une des précédentes éditions, ou avoir une référence sur 10 km, 15 km, semi-marathon ou marathon en respectivement moins de 33 min, 50 min, 1h20min et 2h40min. Des temps plutôt restrictifs, donc, et desquels je suis encore loin avec mes 38 min sur 10 km et 1h25min sur semi-marathon. A la place des sas, les organisateurs ont opté pour des départs par vague, à raison d’une vague d’environ 350 coureurs toutes les minutes.

Le dimanche matin, j’essaie donc d’arriver de bonne heure vers la Tour Eiffel pour me positionner parmi les premières vagues et partir avec les premiers coureurs. Défi à moitié réussi. Malgré une arrivée vers 9h30, je ne pars qu’avec la dixième vague environ. Ma course va alors se résumer à slalomer entre les plus de 3000 coureurs qui me précèdent sur le parcours pour les dépasser (pas tous, hein, mais au moins une bonne partie !). Une course un peu galère, donc. En pleine côte des Gardes, de nombreux coureurs marchent. Et, malgré les panneaux placés le long de la route par l’organisation indiquant de courir sur le côté droit de la chaussée pour laisser passer les coureurs allant plus vite, les marcheurs occupent souvent toute la largeur. Bref, le slalom continue.

Une côte des Gardes passée sans encombre

Ma course, elle, se passe bien. Je passe la côte des Gardes sans encombre, et profite de la descente qui suit pour bien récupérer et accélérer. Le plus dur sera la dernière ligne droite, longue de plus d’un kilomètre, avec une chaussée très large, en léger faux plat. Pas évident pour le moral ! Je franchis finalement la ligne d’arrivée en 1h06min38s. Difficile de dire s’il s’agit d’un bon ou d’un mauvais chrono, la distance et le parcours étant inédits (16 km, avec une belle côte au milieu), et s’agissant de ma première participation. Ce qui est sûr, c’est que je ne suis passé qu’à 1min38s d’un dossard préférentiel pour la prochaine édition ! 1min38s, un écart que j’aurais sans aucun doute pu combler si je n’avais pas eu à remonter des centaines de coureurs tout au long de la course.

D’ailleurs, je compte bien tout de même essayer d’obtenir un dossard préférentiel pour l’année prochaine. Sinon, pas sûr du tout que je participe de nouveau au Paris – Versailles. Si le parcours est agréable et l’organisation très bien rodée, cette absence de sas de départ selon le temps visé m’a clairement rendu la course un peu pénible. J’y participerai de nouveau volontiers, mais pas dans ces conditions. Quant à arriver encore plus tôt sur la zone de départ pour partir avec les toutes premières vagues, et ainsi rester attendre encore plus longtemps que je ne l’ai fait, je ne l’envisage pas. Bref, le Paris – Versailles est une belle course mais gagnerait, compte tenu du nombre de participants, à mettre en place des sas de départ par temps. Mais je crois que cela, je l’ai déjà dit, non ?

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