Semi-marathon de Boulogne-Billancourt 2014 : et un nouveau record sur semi !

Semi-marathon de Boulogne-Billancourt 2014

Après Rennes et le bois de Vincennes, voici venu le dernier épisode de ma série de trois semi-marathons en cinq semaines : Boulogne-Billancourt. L’an dernier, déjà, dans la lignée de mes premiers semi, j’avais voulu le courir, mais les inscriptions étaient alors fermées. Cette année, je m’y suis pris dès leur ouverture, en juin. Mais, entretemps, j’ai une soirée d’anniversaire qui est venue se caler la veille… Dilemme : que choisir ? Ou la difficulté, lorsque l’on fait de la course à pied, de concilier son activité sportive avec sa vie sociale, personnelle et professionnelle. J’opte finalement pour ma soirée… tout en me réservant la possibilité de courir. Le vendredi soir, c’est néanmoins peu confiant sur le fait de prendre le départ que je vais tout de même retirer mon dossard. Le lendemain, je me prépare comme à chaque veille de course, en faisant un petit footing d’une demi-heure au total avec quelques accélérations.

Une préparation loin d’être idéale

Et le dimanche matin, je suis bien sur la ligne de départ ! Oui, mais en ayant bu quelques pintes de bière et en m’étant couché à 2h du matin. Alcool, manque de sommeil, repas à base de grignotage (croque-monsieur, cake, quiche, feuilletés à la saucisse, gâteau au chocolat) : le cocktail de la veille n’est pas idéal pour courir un semi-marathon. Je prends néanmoins place dans le seuil qui est le mien, le sas préférentiel, en moins d’1h25min, temps que j’ose à peine espérer viser. Au vu du nombre de personnes dans le sas, je me dis alors que le niveau va être un peu plus relevé que lors de mes deux précédents semi, ce dont j’aurai la confirmation. Pour ma part, je ne me fixe cette fois pas d’objectif de temps : on verra bien comment se déroulera la course et quelles seront mes sensations.

Petite nouveauté pour moi au départ : terminé le smartphone et l’application Runtastic pour mesurer ma performance, je viens tout juste d’acheter une montre GPS, la Forerunner 310XT de Garmin, que j’ai eu l’occasion de tester lors de mes trois ou quatre précédentes sorties, et dont j’aurai l’occasion de vous reparler. C’est donc en appuyant sur le bouton « start » de mon nouveau compagnon de course que je franchis la ligne de départ. Cette fois, pas question pour moi de partir trop vite. Je m’interdis tout dépassement qui me conduirait à faire un effort supplémentaire sur les premiers kilomètres, comme j’ai pu le faire sur mes derniers semi – et notamment à Rennes, où les sas de départ ne sont pas vraiment respectés – pour bien me placer. Mon premier kilomètre est bouclé en 4 minutes, ce qui est plutôt une bonne surprise. Et ce que je ne sais pas encore, c’est qu’il s’agira de l’un de mes plus lents.

Un nouveau record personnel sur semi-marathon à l’arrivée

Je cours sans forcer et les sensations sont plutôt bonnes. Pendant que les quais de Seine défilent, j’enchaîne les kilomètres à un rythme plus élevé que le rythme moyen pour terminer en 1h24min (3min58s/km), tout en étant d’une très grande régularité : l’effet, sans aucun doute, de ma montre GPS. Alors que l’on arrive aux abords du bois de Boulogne, je me sens plutôt bien, et je passe les 10 kilomètres en 39min06s. Le petit dénivelé lié à la traversée du bois ne me freine pas, pas plus que la pluie fine qui commence à tomber à partir du 14e kilomètre. Peu à peu, je commence à me dire qu’il y a vraiment quelque chose à faire, d’autant plus que je me sens beaucoup mieux que sur mes deuxièmes parties de parcours à Rennes ou au bois de Vincennes. Le record de Rennes ne va pas être loin de tomber.

Confirmation à l’arrivée : 1h22min51s ! J’ai amélioré de 40 secondes mon record personnel. Totalement inimaginable pour moi avant compte tenu des conditions dans lesquelles j’ai pris le départ, en étant sorti la veille. J’ai également la sensation de ne pas avoir forcé, contrairement à Rennes où la deuxième boucle avait été très dure (les conditions météorologiques n’aidant pas), et au bois de Vincennes où je n’avais tout simplement pas la force d’accélérer sur les derniers kilomètres. J’en tire quelques enseignements :

  • Plus que la dernière nuit de sommeil précédant la course, les précédentes sont aussi – si ce n’est plus – importantes pour être en forme le jour J. L’avant-dernière nuit, notamment, est très importante. De ce point de vue, j’avais plutôt bien dormi !
  • Il y a toujours des jours « avec » et des jours « sans » en course à pied. Cependant, le résultat d’une course est aussi le fruit d’une bonne préparation, adaptée, planifiée, et effectuée sur plusieurs semaines. En l’occurrence, et même si ma « préparation » de la veille n’était pas la plus adéquate, je récolte avant tout les fruits de tout le travail de préparation effectué depuis mon retour de vacances fin août (plan d’entraînement sur dix semaines, à raison de quatre sorties par semaine, avec un objectif d’1h24min au semi-marathon).
  • Je pense que ma nouvelle montre GPS m’a bien aidé à être régulier tout au long de la course. Elle n’est sans doute pas étrangère non plus à ma performance, et va vite se révéler un outil indispensable.

Un parcours très roulant

Quelques mots, enfin, sur ce semi-marathon de Boulogne-Billancourt. Ne pensant initialement pas le courir, j’avais très peu regardé le tracé avant. Le parcours est très roulant, avec de longues lignes droites et seulement dix virages. Un regret, tout de même : que l’on ne court pas plus dans le bois de Boulogne, où le semi-marathon ne fait qu’une traversée. On revient ensuite sur ses pas pour reprendre les quais de Seine, et une majeure partie du parcours se fait ainsi dans un sens puis dans l’autre. Bon, en même temps, le semi ne s’appelle pas « semi du bois de Boulogne », contrairement à celui du bois de Vincennes où l’on sait bien où l’on va aller courir.

Rien à redire niveau organisation, et les étirements et massages prodigués à l’arrivée sont toujours un vrai bonheur pour la récupération ! Ah si, une petite remarque tout de même : je suis toujours un peu choqué par le gaspillage d’eau que constituent les ravitaillements sur la course. A Boulogne-Billancourt, c’est une bouteille de 50 cl qui était distribuée pour boire. Pour ma part, je n’en bois que deux ou trois gorgées, et je jette le reste. Et le comportement des coureurs autour de moi ne semble pas différent du mien. Pourquoi ne pas plutôt donner des gobelets ? Pour une question de partenariat avec la marque qui fournit l’eau (à l’image de Vittel pour les courses organisées par ASO) ?

Ainsi s’achève pour moi cette rentrée en matière de course à pied. Je verrai si je décide de courir le Paris – Versailles, mais cet enchaînement de trois semi-marathons (Rennes, bois de Vincennes, Boulogne-Billancourt) en un mois m’a bien plu, et je pense rééditer l’expérience l’an prochain. D’ici là, ma prochaine course est prévue en mars, avec le semi de Paris, programmé cinq semaines avant le marathon. Entretemps, je vais essayer de courir quelques 10 kilomètres. Rien de décidé pour l’instant, et il est probable que je ne m’y inscrive qu’au dernier moment, mais ceux du 14e arrondissement de Paris et de Vincennes ont pour l’instant retenu mon attention.

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